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 La lente dérive financière de l'Europe du Sud

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MessageSujet: La lente dérive financière de l'Europe du Sud   La lente dérive financière de l'Europe du Sud Icon_minitimeMer 18 Fév - 9:05

La lente dérive financière de l'Europe du Sud
lesechos.fr - 16/02/09

Tous ne sont pas dans la même situation macroéconomique. Mais la plupart des pays que borde la Méditerranée sont lourdement endettés. Ils traversent la crise financière sans marge de manoeuvre.
La tectonique de l'économie menacerait-elle de faire inexorablement diverger deux plaques du Vieux Continent ? Si toutes les économies de la zone euro, y compris les plus avancées, prennent aujourd'hui de plein fouet la crise mondiale, comme en témoignent les chiffres publiés vendredi, les perspectives semblent encore plus sombres sur la rive sud du continent.

Non que la croissance y soit notablement inférieure au reste de l'Europe. A l'exception de l'Espagne qui figure parmi les pays les plus violemment touchés - elle est officiellement entrée en récession jeudi dernier - le reste de la région affiche des chiffres de croissance en ligne avec le reste de l'Europe. La Grèce parvient même à éviter la récession, - elle a affiché au troisième trimestre une croissance de 0,3 % - ce qui constitue, par les temps qui courent, une réelle performance.

Même si la productivité de ces pays est en phase de stagnation, ce qui n'est pas bon signe pour leurs performances à long terme, c'est sur le plan financier qu'ils inquiètent dans l'immédiat. Le mois de janvier a été dur pour l'Espagne, la Grèce et le Portugal. Tous trois ont vu - de même que l'Irlande - la notation de leur dette souveraine se faire dégrader par l'agence de notation Standard & Poor's. Quant à l'Italie, elle semble n'avoir échappé que de justesse à une sanction du même ordre. Et pour cause : avec une dette publique qui représente 106 % du produit intérieur brut (PIB), elle est aujourd'hui le cancre européen, et le deuxième plus mauvais élève du monde développé, derrière le Japon. Bien qu'ils affichent des taux d'endettement différents, tous ces pays abordent la crise économique avec une marge financière restreinte.

Dettes élevées
La mauvaise note de S & P n'a rien arrangé. En diminuant leur crédibilité sur les marchés, elle a mécaniquement augmenté les intérêts qu'ils sont obligés de payer pour financer leurs déficits budgétaires. Les fameux « spreads », qui mesurent l'écart entre les taux d'intérêts payés par deux pays (l'un des deux constituant un référent solide) ont dérapé. Autrement dit, non seulement leurs dettes sont élevées, mais elles leur coûtent, en plus, plus cher proportionnellement. Aujourd'hui, Athènes paye ainsi plus de deux fois les intérêts proposés à Berlin. Un coût plus élevé que celui de l'Italie, malgré une dette inférieure (94 % du PIB), qui s'explique par le fait que « les grandes réformes restent à faire en Grèce », selon Claude Giorno, économiste à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Le système de retraites, notamment, n'a été réformé que sur le plan administratif, sans toucher au nerf de la guerre : la générosité des pensions. Et nombre de grandes entreprises publiques sont structurellement déficitaires. On bute là sur une question politique, que l'on retrouve, dans des proportions différentes, au Portugal où, de l'avis de l'économiste Jeremy Lawson, « il n'y a pas non plus d'alternative à des réformes structurelles ». Quant à l'Italie, elle souffre également de la rigidité de sa réglementation, selon un économiste qui préfère rester anonyme en la jugeant « comme la France, mais en pire ». Il semble que ce ne soit pas un compliment.

GABRIEL GRÉSILLON
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